Sélection DVD doc | | 
Rue Sante Fe (Carmen Castillo, 2007)
Plus de trente ans après avoir quitté Santiago du Chili, Carmen Castillo retourne dans la rue où elle vécut et combattit, aux côtés de son compagnon Miguel Enriquez, chef de la résistance, abattu par la police. Au-delà de l’émotion, son film interroge les fondements de l’engagement politique, et des renoncements qu’il implique.
L’affaire Valérie (François Caillat, 2004)
Qui se souvient de Valérie, mystérieusement disparue dans les Alpes en 1983 ? Parti sur ses traces au cœur d'un monde inquiétant, François Caillat remue de sombres souvenirs pour mieux effacer l'oubli et se jouer de la réalité.
Alimentation générale (Chantal Briet, 2006)
A la cité de La Source à Epinay-sur-Seine, l’épicerie d’Ali reste l’unique lieu d’échange, de convivialité. Une chronique émouvante, souvent drôle, une galerie de portraits au centre de laquelle campe Ali, épicier charismatique, chanteur, travailleur social, psychologue et aide scolaire à ses heures.
We feed the world (Erwin Wagenhofer, 2007)
Un film coup de poing, apte à réveiller les consciences sur les absurdités et les gâchis de la production, de la distribution et de la consommation de produits alimentaires. Après avoir vu ces images, vous ne regarderez plus jamais le contenu de votre assiette de la même façon.
La vida loca (Christian Poveda, 2009)
Une immersion hallucinante dans la vie des gangs d’El Salvador, ville où règne la terreur et le meurtre. Le réalisateur a passé près de quatre années à leur côté. Il fut assassiné quelques semaines avant que son film ne sorte en salle.
Place de la République (Louis Malle, 1974)
Une équipe de cinéma réduite au minimum s’installe pour quelques mois place de la République, à Paris. Ils filment la vie quotidienne des habitants, des commerçants, les questionnent sur des sujets tels que la condition féminine, le travail, le mariage,… Avec le recul des ans, ce film non dénué d’humour a acquis le statut de véritable document d’ethnologie urbaine.
Diego (Frédéric Goldbronn, 1999)
Une nuit, dans une bodega de Barcelone, un vieil homme regarde des photos jaunies. Cet homme, c’est Diego Camacho, alias Abel Paz, anarchiste espagnol ayant vécu la révolution et la guerre de 1936. Un portrait tout en émotion.
Shoa (Claude Lanzmann, 1985)
Une fresque incontournable, un film qui a fait date, de par son ampleur et l’ambition de son auteur : coller au plus près de l’horreur des camps, de la déportation, à travers, notamment, les témoignages de survivants.
Profils paysans (Raymond Depardon, 2005)
En Lozère, Ardèche et Haute-Saône, Raymond Depardon va à la rencontre du monde rural, et, à travers de beaux portraits, rend hommage à ces hommes et ces femmes qui risquent de basculer dans l’oubli. Au terme d’un travail de près de six ans, le réalisateur est parvenu à se fondre dans l’univers particulier des paysans de moyenne montagne, et finalement produire ce triptyque, tout en émotion et chaleur.
Cocorico monsieur poulet (Jean Rouch, 1974)
Au Niger, deux amis parcourent en 2CV les villages de la brousse, où ils achètent des poulets qu’ils comptent revendre à la ville. Mais toute une série d'événements se mettent en travers de leur chemin, dont un « diable » et le fleuve à traverser. Le voyage s'éternise, en une série de péripéties et de cocasseries liées à l’automobile tout autant qu’à l’Afrique.
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